Mamy Grand
La couverture représente, je pense, une photo de l’Ardèche. Ciel bleu, montagne à l’horizon, arbres, arbustes et plaine aux herbes grillées par le soleil du Midi. J’en ressens une forte chaleur, moi, native du Nord. Cette photo est prise un matin ou en fin de journée, les ombres sont étirées. Au dos, une tour médiévale, signe des temps passés, perdue sur un vallon vide de toute présence. Ça fait rêver cette solitude.
Une vieille dame veillée par une femme triste qui, au fil de la nuit, redevient une enfant pour sa Mamy Grand. Peut-être aussi pour chasser le chagrin de voir partir un être cher. Beaucoup d’entre nous ont vécu cette expérience. Intimement ou par procuration. Ce récit rapproche donc les Hommes.
Ce livre chante la vie, il nous balade entre lande et montagne, ruisseaux et chemins de traverse.
Mamy Grand ramène loin en arrière, mais pas tant que ça. Ce récit est empreint des mœurs des années 60 et 70.
Et toujours en arrière plan, l’approche de la mort, ce souffle suspendu sur celui d’un être cher.
Je suis entrée dans la vie d’une famille et me suis rendu compte de quelques similitudes avec ma propre enfance. Pourtant, même si l’auteur et le lecteur ont vécu à peu près à la même époque, les façons de vivres diffèrent souvent fortement… il est intéressant de découvrir d’autres quotidiens.

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