Anathème, roman de Mélanie Raggi paru aux éditions Elzévir, 92 pages, livre broché au prix de 15.90 euros (isbn : 978-2-8114-0528-1)

 

Quatrième de couverture : Amandine, 11 ans, entre au collège pleine d’entrai. Là, elle découvre que parmi les élèves, la loi qui règne est celle du silence : certains décident, les autres subissent.

Si de chaque instant peut sortir un sourire, il y a des histoires dont personne ne souhaite être le héros…

 

Critique pour les agents littéraires : http://www.les-agents-litteraires.fr/

 

La couverture aux tons très clairs représente une salle de classe presque effacée, sauf pour un petit bureau avec sa chaise rouge au premier rang.

Anathème : excommunication. Autre indice bien choisi.

Le lecteur accompagne Amandine durant 4 ans. Sixième, cinquième, quatrième, troisième. Quatre ans d’inquiétude et d’angoisse. L’accroche se conforme au contenu du livre, on s’attend à suivre une histoire de harcèlement moral en institution scolaire.

Le style sobre et retenu donne l’impression de suivre un témoignage. Démarche courageuse, je trouve. Il est des pans du passé que beaucoup de gens préfèrent laisser dans l’ombre.

Je me rends compte au fil du récit que ce passage au collège peut s’avérer périlleux. Moi, mère de famille, me voici face à la vision d’un enfant. À présent, je vais chercher un témoignage de parent pour pouvoir me poser les bonnes questions ou comment instaurer le dialogue avec nos enfants sur le sujet, de quelle façon intervenir au collège...

Ce livre pourrait aider les jeunes adolescents à prendre conscience du mal qu’ils peuvent infliger aux autres, sciemment ou non.

Mon seul bémol à la lecture, je retrouve trop souvent le terme « jeune fille ».

 

Extrait (page 71) :

« Dix jours. L’adolescente mit un certain temps à sortir de son lit. Et pourquoi pas… prolonger cet instant.

Neuf jours. Une interminable journée.

Huit jours. Encore une en moins…

Une semaine. « C’est déjà ça de gagné… » se dit Amandine. Une claque à la dérobée à la fin du cours. La jeune fille se hâta.

Six jours. Un coup de pied atteignit son genou. Elle souffla. En elle, un volcan soufflait. Cœur de cendres, délivrance… ! »

 

S’il fallait mettre une note : 4/5

 

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